I. J. 1414: avril
guis quorum lahor utrisque proficitfunderetur » l. L'Italie ne vit que du travail des champs, et les paysans qui les cultivent sont les premières victimes de la guerre : Grégoire s'émeut de voir couler leur sang. Il revendique l'honneur d'avoir imploré la paix.
Il a eu une collaboratrice dans la bonne catholique qu'est la reine Théodelinde. Il lui écrit une gracieuse lettre de remercîment, à elle aussi, à elle surtout. « Nous n'attendions pas moins de votre christianité » , lui dit-il. « Nous remercions le Dieu tout-puissant, qui par sa piété^ gouverne votre cœur, et nous lui demandons que, vous ayant donné la droite foi, il vous accorde de toujours faire son bon plaisir. » Le sang, qui par la paix est épargné, vaut une récompense : Dieu vous la donne! « Nous vous saluons avec une paternelle dilection, et nous vous exhortons à agir auprès de votre excellentissime époux pour qu'il ne rejette pas l'amitié de la République chrétienne, christîànae reipuhlicae societatem non reiciat~. »
Le roi Agilulfe aurait voulu que Grégoire mît sa signature au bas du traité de paix. Grégoire s'y est refusé. « Nous n'avons été, dit-il, entre le roi et notre excellentissime fils l'exarque que des solliciteurs et des intermédiaires » [petitores sumus et mediï). Si l'une ou l'autre partie manque à un des engagements pris, Grégoire ne veut pas, quant à lui, être suspecté. Tout au plus consentirait-il à ce que le traité fât signé par quelque évêque ou par l'archidiacre de l'Eglise romaine 3. Le pape n'entend pas usurper sur le rôle