‹ Saint Gregoire le Grand [microform]Chapitre 54 sur 85 · J. 1840, 22 juin · texte numérisé non relu

J. 1840, 22 juin

si praecipitis, çum festrae auctoritatis asseiisii, transmittamus^ ». Le pape subordonne l'envoi de son inissiis à l'agrément de l'autorité royale, sachant peut-être cette autorité ombrageuse en pareille matière, décidé aussi bien à ne rien entreprendre ppur la réforme dans le royaume que d'accord avec elle. Le missus auquel pense Grégoire est Augustin, l'apôtre de l'Angleterre (J. i836).

Brunehaut, de son côté, a besoin du pape. Elle négocie en ce moment avec le basileus un traité de paix, d'alliance peut-être, et elle sait que le pape peut lui être d'un grand secours dans cette négociation. Elle envoie à Rome deux de ses yiri illustres^ Burgpaldus et Varmaricarius, pour en cpi|férer avec Grégoire. Elle accepte que le pape envoie dans les Gaules quelqu'un, qui, « le concile assemblé, puisse corriger tout ce qui se perpètre contre* les saints canons ». Grégoire en prend acte sans retard et promet que, en temps voulu, il ne manquera pas de répondre à ce qu'il appelle « lés vénérables désirs » de la reine. A Dieu ne plaise que, sous un règne « où vous faites tant de choses pieuses et religieusies, vous permettiez quoi que ce soit de contraire à la loi ecclésiastique! » Quant au reste, « tout ce qui est possible, tout ce qui est utile, en vue de conclure la paix entre vous et la République, Dieu aidant, nous désirons l'exécuter avec une totale dévotion - ». Nous savons, en effet, avec quelle constance Grégoire a travaillé a procurer la paix, une paix duralîle, entre les Lombards et la République : une bonne paix entre la République et les Francs consoliderait la

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