‹ Saint Gregoire le Grand [microform]Chapitre 55 sur 85 · J. 1871, novembre · texte numérisé non relu

J. 1871, novembre

SAINT GRÉGOmk ET L'ÔCCiDENT. 173

paix èti Italie. Une politique s'esquisse, dans laquelle le paj)ë sert dé médiateur entre la République et les nouveaux rdyaumés barbares, pour assurer la paix en Occident.

Grégoire encourage vivement Brune^aut dans cette voie. « Nous vous louons, écrit-il en même temps au roi Thierry, de surveiller avec la sagesse qui convient le temps présent, et de préparer l'avenir par la conclusion d'une paix perpétuelle entre vous et là République, en sorte que par cette étroite union la solidité de votre royaume soit salutairement fortifiée pour toujours^. » Vue profonde d'un pape qui a l'intuition du grand avenir du royaume des Francs, et qui, pour le mieux assurer, suggère un traité 4© paix perpétuelle entre ce royaume nouveau venu et la vieille République du basileus.

Ce programme remarquable de réforme et de paix est certainement une des vues qui font le plus d'honneur à saint Grégoire.

L'imité que Grégoire souhaitait aux Francs, « iinum facti », il ne devait pas la voir. Quand Brunehaut et sa postérité eurent disparu, quand le fils de Chilpéric et de Frédégonde, Clotaire II, eut réuni tous les royaumes francs sous son sceptre (6i3), alors seulement un grand concile national fut possible, celui de Paris, en 6i4^. Ses canons répondaient bien au programme de saint Grégoire, mais le Siège apostolique y est passé sous silence : ce grand concile fut sans lendemain, l'épiscopat mérovingien étant incapable d'imposer la réforme que Grégoire avait entendu lui

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