‹ Saint Gregoire le Grand [microform]Chapitre 57 sur 85 · DucHESNE, p. 600. Schubert, p · texte numérisé non relu

DucHESNE, p. 600. Schubert, p

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que la nation des Angli veut d'un grand désir être convertie à la foi, mais que les évêques du voisinage négligent (cette bonne volonté) et se refusent à encourager pareil désir par leur prédication *. » Il écrit à Brunehaut : « Il nous est parvenu que la nation des Angli veut devenir chrétienne, mais que les évêqaes du voisinage n'ont pour eux aucune sollicitude pastorale 2. » Par évêques du voisinage {sacerdotes e vicino, sacerdotes qui in vicino sunt), on entendra, non les évêques des Bretons ou des Scots, mais les évêques de la France du nord. La sollicitude pastorale de Rome suppléerait à leur inertie.

Grégoire forma donc à Rome une équipe- de missionnaires que conduirait le moine Augustin, pris au monastère du clivus Scauri. Ils étaient une quarantaine, qui partirent au printemps de 696 et gagnèrent la Provence. Mais bientôt le découragement les arrêta. Augustin revint à Rome, où Grégoire lui remit pour ses compagnons une lettre que nous possédons^ ;

« Grégoire serviteur des serviteurs de Dieu aux serviteurs de Notre-Seigneur Jésus-CIirist,

« Il vaut mieux ne pas commencer une bonne entreprise, que de revenir en arrière, ne fût-ce que par la pensée, quand on a une fois commencé : donc, fils trè» aimés, il faut mener à bonne fin latâche que, avec ie secours de" Dieu, vous avez commencée. Que la difficulté du voyage rie vous effraie pas, ni les langues médisantes des hommes. Avec toute vëtre constance, avec toute votre ferveur accomplissez ce que vous avez entrepris sur l'ordre de Dieu, et sachez bien que votre labeur qui est grand sera suivi d'une éternelle rétribution de gloire. Augustin, votre praepositus, vous revient, que je vous donne pour abbé : en tout obéissezlui humblement. Sachez que profitera en tout à vos âmes ce que

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