J. 184Ô, 10 juillet
touJQp(rs çhers, et qvf'il faut in$t^l|{^r le cult^ phrétion dans des lieux où les convertis aimeront ^ venir parce qu'ils y seront toujpurs venus. Les ^ngli ont coutume de sacrifier des bœufs à l'idole : on permettra aux Ap^gli de festoyer à l'occasipn de la dédicace d'une église ou du natale des martyrs dont cette église aur^ reçu des reliques : ils tueront et mangeront des bœufs à la gloire de Dieu. « Il est irapossible de tout interdire à la fois à des gens de cette rudesse. »
Il restait à saint Grégoire à organiser la conquête. Il fit p9rter à Augustin une lettre l par laquelle il lui conférait le pallium, pour avoir conduit à Dieu laneuvp Eglise d'Angleterre, « nova Anglorum Ecclesia ». Pais il esquisisa la constitution de cette Eglise, en décidant que Londres serait sa métropole avec douze évêques suiGFragants. L'évêque de Londres serait consacré par le synode de ses suffragants et recevrait le pallium « de ce siège saint et apostolique que nous servons ». Augustin mettrait un évêque à York; si la cité et lieux voisins embrassaient la foi, l'évêque d'York se donnerait douze évêques suffragants, dont il serait le métropolitain; il recevrait lui aussi de Rome le pallium. Augustin, sa vie durant, aurait autorité sur York. Ensuite York et Londres seraient sièges égaux. A Augustin encore, sa vie durant, seraient soumis, non seulement les évêques qu'il aurait ordonnés ou qu'aurait ordonnés l'évêque d'York, mais encore tous les évêques de Bretagne.
Grégoire, remarquez-le bien, ne se donnait pas un vicaire en Angleterre. Il n'accordait non plus aucupe prérogative à l'autorité royale. Il voulait des évêques groupés autour de deux métropoles, et que chaque