‹ Saint Gregoire le Grand [microform]Chapitre 62 sur 85 · I. J. 1894 et · texte numérisé non relu

I. J. 1894 et

Quant au principatiis hérité de saint Pierre, saint Grégoire n'en sacrifie rien. Il le reyençlique cependant avec le souci manifeste de n'inquiéter aucun d^voit par ce privilège. C'est très sensible dans ses rapports avec Alexandrie et Antioche. On en a pris prétexte de dire que Grégoire concevait ce prinçipatus apostolique comme possédé aussi bien par le siège d'Alexandrie et le siège d' Antioche, et que cette concession lui servait à s'assurer le concours d'Alexandrie et d' Antioche dans sa campagne contre Ip patriarche à prétention œcuménique de Constantinpple*. L'examen des textes que l'on peut alléguer prouve surtout la déférence avec laquelle Grrégpire traite le siège d' Antioche et le siège d'Alexançlrie, tous deux apostoliques, mais l'humilité sincère, et habile, de ^aint Grégoire, ne fait pas tort au privilège de son propre siège, et nulle part nous ne voyonsf qu'il attribue vraiment ce privilège à d'autres sièges que le sien. Saint Pierre a honoré (decoravit) le siège d'Alexandrie en lui donnant l'évangéHste saint Marc, son disciple ; il a a^ermi {firmavit) le siège d'Antioche en y siégeant sept années ; il a exalté {sublimavit) le siège de Kome qui a été le terme de sa course et le lieu de sa mort-.

L'erreur serait grande de confondre le prinçipatus que l'évêque de Rome a hérité de l'apôtre PierrjB et qui lui donne sur l'Eglise universelle une primauté de sollicitude, de responsabilité, de pouvoir a^ssi et d'assistance divine, de confondre ce prinçipatus avec les droits stricts de métropolitain qu'il eierce sur les évêchéssuburbicaires. Le prinçipatus est un secours qui

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