‹ Saint Gregoire le Grand [microform]Chapitre 63 sur 85 · DuDDEN, t. II, p · texte numérisé non relu

DuDDEN, t. II, p

2, J. i483, juillet 697. Importante lettre à l'évêque d'Alexandrie Euloge, très attaché personnellement à Grégoire.

entre enjeu quand on fait appel au pape, ou quand le pape jugé son intervention opportune, nécessaire : le principatus n'a rien d'une centralisation orgaiiisée et imposée.

Chacun des patriarcats orientaux vit sur lui-même, pourvoit, province par province, aux vacances de sièges : le patriarche, créé par la grâce de l'empereur, n'a pas besoin d'yne confirmation du pape pour être légitimement patriarche, L'iiutonomie de l'épiscopat byzantin sous la main du basileus est à peu près entière, et elle est garantie par le basileus, la communion avec le catholicisme étant sauve du fait de la communion avec le pape ^.

Il n'y a qu'un domaine où l'Orient reconnaît pleinement qu'il ne peut rien sans Rome, c'est celui de la foi : depuis Justinien surtout, on ne conçoit pas, à Constantinople, que l'on puisse arbriter une controverse, comme celle des Trois Chapitres, sans le concours du Siège apostolique, ni que l'on puisse tenir un concile œcuménique sans le pape. Mais le pontificat de saint Grégoire n'a vu surgir aucune grande controverse, ni réunir aucun grand concile, et donc n'a pas mis en branle l'autorité sans laquelle il est établi que l'on ne peut rien terminer ?.

1. Même dans ces limites, on à peine à comprendre que. Grégoire se soit désintéressé de la chrétienté du royaume des Perses. Elle avait relevé priinitivement d'Antioche, mais elle était maintenant tout à fait isolée. L'empereur Maurice espéra un moment que Chosroés se ferait chrétien : Domitiaqus évêque dé' Mélitène lui fiit envoyé pour le convertir. Grégoire fat informé par Domitianus lui-même de l'échec de cette tentative, et nous avons dans iihe lettre de Grégoire à Domitianus (j. 1268, août SgS) le regret que le pape en éprouve. Il n'y a pas tracé d'autre relation de Grégoire avec cette ihagnîfique chrétienté.

2. A signaler la^ réponse adressée par Grégoire à une consulta-

Nous avons mis l'IUyricum, c'est à savoir la péninsule des Balkans, à part du reste de l'Orient bys^ntin : l'IUyricum, en effet, ne relevait pas, comme la Thrace, du patriarche de Constantin ople, il relevait de Rome. Chaque province avait son concile et son métropolitain, le pape avait un vicaire, l'évêque de Thessalonique, et, depuis Justinien et le pape Vigile, il en avait deux, le second étant l'évêque de lusliniana Prima (Scopia, Uskub).

En 59 1, le siège de lustiniana Prima étant vacant, un évêque y est élu, et aussitôt les évêques d'Illyricum envoient à Rome un prêtre et un diacre en informer saint Grégoire. La lettre (J. 1 165) que Grégoire leur adresse, en réponse, nous apprend que l'évêque Jean a été élu à l'unanimité par le concile et avec le consentement du sérénissime prince. Le pape confirme le choix du nouvel évêque, « nostri assensus auctoritate firmamus », tient pour acquise sa consécration, lui confère le pallium, et le préconise vicaire du Siège apostolique. L'évêque a écrit au pape et lui a fait remettre des présents, xenia.

« Je ne voulais absolument pas, lui répond Grégoire (J. u64), accepter les xenia de votre sainteté, parce qu'il était choquant d'accepter des présents de frères qui sont dépouillés et affligés (par les ennemis)^. Mais vos envoyés ont eu raison de ma résis-

tion des évêques d'Ibérie (Géorgie) sur le point de savoir si on doit baptiser les Nestoriens qui reviennent à l'Eglise catholique, ou se contenter de leur profession de foi. Il est très remarquable que ces évêques du Caucase aient porté à Rome leur cas de conscience. J. i844, 22 juin 601.

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