‹ Saint Gregoire le Grand [microform]Chapitre 70 sur 85 · I. J, iSaa, septembre-octobre · texte numérisé non relu

I. J, iSaa, septembre-octobre

a. J. i4o5, janvier 596.

attendre, mais si Maximus tarde à comparaître à mon tribunal, je de'clare que je ne cesserai pas de réclamer contre lui la sanction canonique ^. »

Une transaction intervint, proposée sans doute par les patrons que Maximus avait à Constantinople : Grégoire consentit à remettre le jugement à l'évêque de Ravenne, Marinîanus : on ne reprocherait plus à l'évêque de Salone que d'avoir célébré les mîssarum solemnia alors qu'il était excommunié, et d'avoir acheté son ordination-. L'évéque de Salone vint à Ravenne, au courant de l'été de ^99 ; il jura sur le corps de saint Apollinaire qu'il n'était pas simoniaque, il fut absous par Marinianus. Le pape se contenta de cette satisfaction et écrivit à l'évéque de Salone que la communion du Siège apostolique lui était rendue, et qu'il pouvait envoyer quelqu'un à Rome chercher pour lui le pallium(J. 1703).

L'exarque de Ravenne, Callinicùs, s'était entremis avec tact pour obtenir du pape qu'il tempérât sa rigueur, a ut temperantius ergà te ageremus ». On aurait été sans cela à un schisme de la Dalmatie. Nous allons voir une aflFaire. d'une autre envergure se développer dans des conditions analogues, cette fois à Constantinople.

On se rappelle, en eflfet, que Pelage II, en 588, recevant les actes d'un synode tenu à Constantinople, avait cassé ces actes, pour cette raison que l'évéque de Constantinople Jean le Jeûneur y était qualifié de

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