J. 1906, juillet 6o
ratrice Léontia*. Grégoire Jùi fait de grands compliments. Il demande à Dieu qu'elle soit une autre Pulchérie, que le concile de Chalcédoine appelait une nouvelle Hélène. Dieu donne au couple impérial une longue vie pour la consolation de leurs sujets. Compliments et voeux préludent à une requête : J'aurais dû, dit le pape, vous recommander l'Eglise de saint Pierre, « quae nunc usque gravibus insidiis labo" ravit ». Mais je connais les dispositions de votre piété. Plus vous craignez Dieu, plus vous aimerez celui à qui il a été dit : Tu es Pierre... Que l'apôtre soit le gardien de votre empire!
Les lettres de saint Grégoire, assurément, font trop de confiance au nouveau règne et au caractère du nouvel empereur. Le pape, nous l'avons vu dans ses lettres à Brunehaut, parlait aux princes avec une déférence qui semble n'avoir considéré en eux que l'autorité dont Dieu les avait revêtus. A Roine, on augurait bien du règne de Phocas : on lui élèvera au forum une colonne, qui est encore debout et qui atteste la popularité de ce mauvais prince. Il faut bien dire aussi que Maurice avait accumulé sur sa tête le mécontentement universel ~. Ne nous étonnons