Ibid. p
vait créé « apud heati Pétri apostoli ecclesiam » une noble veuve romaine, Galla, fille de Symmaque, le consul qui fut mis à mort avec Boëce en 5 2 5, 'd'ordre de Théodoric, et sœur deRusticiana femme de Boëce *. On voyait des hommes de la noblesse, comme les deux frères Speciosus et Gregorius, « nobiles viri atque exterioribus studiis eruditi », quitter le monde et se mettre entre les mains de saint Benoît (IV, 8). Vivre dans la discipline d'une règle, converser avec Dieu par la contemplation et la psalmodie, pratiquer la pauvreté, le silence, l'obéissance, l'humilité, voilà ce qu'était la vie monastique, voilà ce que, après tant d'autres, y cherchait Grégoire.
Au dire de Grégoire de Tours, notre saint avait dans ses domaines de Sicile fondé six monastères, auxquels il avait donné autant de terres qu'il en fallait pour assurer leur subsistance. La Sicile devait lui paraître une île de refuge, à l'abri des barbares qui dépeuplaient l'Italie : des moines y pourraient vivre en paix. Ce n'est pourtant pas en Sicile qu'il établit son monastère de prédilection, celui qu'il appelait, lui si détaché, « mon monastère ».
Le clivus Scauri est toujours là, rue montante et droite, par laquelle on accède au Caelius que couronne le beau jardin de la villa Mattei : le clivus Scauri est bordé à gauche par les murs de la basilique de Saints- Jean-et-Paul ou titulus Pammachii, Pammachius étant un romain de distinction ami de saint Jérôme, et il est bordé à droite par des murs, dans lesquels on veut voir les restes de la bibliothèque du pape Agapitus^.
La maison de Grégoire s'alignait certainement sur le