‹ Saint HilaireChapitre 12 sur 101 · Sulpitii Severi De vita B, Martini, lib. I, n · texte numérisé non relu

Sulpitii Severi De vita B, Martini, lib. I, n

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vertir sa mère, mais les efforts du futur thaumaturge ne purent vaincre l'obstination paternelle. Nous le retrouverons plus tard auprès d'Hilaire. Pasteur, Hilaire n'enseigna pas la vérité avec moins de zèle qu'il n'avait fait laïque. C'est sans doute aux premières années de son épiscopat qu'appartient le commentaire de saint Mathieu, prêché d'abord sous forme homilétique, selon l'usage des Pères, et peu à peu devenu un livre. Les préoccupations théologiques et controversistiques dont ses autres ouvrages portent la trace éclatante, ne se rencontrent pas ici. « En effet, dit Dom Ceillier, dans les livres qu'il écrivit, soit pendant son exil, soit après qu'il fut de retour dans sa patrie, il n'omet aucune occasion d'établir la divinité de Jésus-Ghrist, comme on peut le voir dans ses livres de la Trinité et dans son Commentaire sur les psaumes y tandis que dans ceux qu'il a faitssurl'Ëvangile de saint Mathieu, il ne touche que légèrement cette matière, quoique souvent il en ait sujet, et il ne marque nulle part ses disputes avec les ariens*. » A cette aube de son sacerdoce, Hilaire ignorait encore les luttes ardentes que provoquait le dogme fondamental du christianisme, et n'aurait pu songer h y intervenir. Il nous l'a dit lui-même : « Baptisé, évêque depuis

I. Histoire générale des écrivains sacrés et ecclésiastiques ^ Saint Hilaire, chap. i, art, in, n. 3.

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quelque temps déjà, je n'entendis parler du symbole de Nicée qu'avant de partir pour Texil *. » M. le duc de Broglie qui cite ce passage, ajoute : « Il faut le témoignage de saint Hilaire lui-même pour faire prêter foi à un fait si étrange » ; et il essaie d'en atténuer la portée. « Il n'est pourtant pas possible, écrit l'illustre historien, de prendre le texte à la lettre, et il faut croire qu'en disant qu'il ne connut le symbole de Nicée qu'au moment d'être exilé, Hilaire veut dire qu'il ne l'étudia, et ne comprit ou ne connut les débats auxquels le symbole donnait lieu, qu'au moment de prendre part à la discussion qui entraîna son exil '. » Sans discuter ce fait, remarquons que des ignorances qui, à une époque d'immense publicité comme la nôtre, seraient invraisemblables et impossibles, ne l'ont pas toujours été. Est-ce que saint Augustin n'a pas confondu le conciliabule arien de Philippopolis avec le concile de Sardique, si justement vénéré et regardé même comme un prolongement du concile de Nicée? Et Augustin avoue aussi que lorsqu'il fut ordonné évéque, ni lui, ni son consécrateur, le vénérable Valère d'Hippone, ne connaissaient le huitième canon de Nicée qui interdisait à deux évêques de siéger dans la même ville \

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