I. V Église et V Empire^ etc., a" partie, chap. iv
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les menaces, la violence, la terreur*. » Hilaire réclame pour les fidèles la liberté d'écouter les pasteurs de leur choix. « Ta rare intelligence le comprend : il n'est pas juste de contraindre par la force des hommes à s'assujettir aux maîtres qui sèment sans cesse et partout les germes impurs d'une doctrine adultère. Tu travailles, tu gouvernes l'État par de sages conseils; sentinelle attentive, tu veilles pour que ceux à qui tu commandes jouissent des douceurs de la liberté. Pas d'autre moyen d'apaiser les troubles, et de resserrer les nœuds brisés : que chaque citoyen, libre de toute servitude, vive comme il l'entend. Prince clément, écoute le cri des opprimés : Je suis catholique, je ne veux pas être hérétique; je suis chrétien, je ne veux pas être arien. Mieux vaut mourir que de céder au pouvoir d'un homme, et souiller la virginité de ma foi ! Tu trouveras équitable, glorieux Auguste, que ceux qui craignent Dieu et le jugement divin, n'exposent pas leur foi à la contagion du blasphème ; qu'ils aient la iberté de suivre des évêques fidèles aux enseignements de la charité et désireux de maintenir une paix inviolable *. » Un peu plus loin, Hilaire réclame encore contre les persécutions odieuses et variées qui frappaient les catholiques. « Que de-