I. Ad Constantîum Augustum^ lib. I, n. i
a. Ibid,^ n. i.
Digiti:
mandaient par leurs lettres les orthodoxes, sinon qu'on respectât leur foi, qu'on leur épargnât la contagion de l'arianisme, et qu'on n'appliquât point aux fidèles tout ce lugubre appareil, et ces tortures qu'ignorent les autres accusés*?... »
Constance redoutait tout ce qui pouvait troubler l'empire : les incursions des barbares et les soulèvements de la Gaule; Hilaire prend à tâche de le rassurer sur ce dernier point. « Tout est calme parmi nous; on n'entend point de propos pervers ni factieux; il n'y a point soupçon de sédition, pas même de murmures trop bruyants. Nous ne demandons qu'une chose à ta pîété, c'est que ceux qui ont cherché un refuge dans l'exil et dans les déserts, ces confesseurs éminents que rehausse encore la dignité del'épiscopat, puissent remonter sur leurs sièges, et qu'ainsi partout régnent la liberté et la joie. » Le péril ne venait point d'eux. Il était venu et il venait de ces fauteurs de l'arianisme qu'énumère Tévêque de Poitiers : Eusèbe de Nicomédie, le type de tous les prélats courtisans et prévaricateurs, et son homonyme de Césarée qui ne sut jamais s'égaler aux grands exemples que son inappréciable histoire a racontés; Narcisse de Néroniade, Théodore d'Héraclée, Etienne d'Antioche, Acace de Césarée, Ménophante d'Éphèse, et ces deux jouvenceaux