‹ Saint HilaireChapitre 25 sur 101 · I. (( Nugamentum hominîs otiose indocti · texte numérisé non relu

I. (( Nugamentum hominîs otiose indocti

a. Les Pères de V Église^ leur vie et leurs œuvres^ traduction des PP. Godet et G. Verschaffel, de l'Oratoire, t. II, p. 379. (Paris, Bloud et Barrai.)

3. S, Hilarii Tractatus de mjrsteriis et ffj-mni, Sanctse SylvUe AquitaruB peregrïnatio ad loca sancta^ qum inedita ex codice Arrelîno deprompsit Joh, Fr» Gamurrini, Roma, 1887.

le pardon ; Tévêque la prémunit contre des erreurs contradictoires et menaçantes; contre Thérésie d'Arius qui nie l'unité de substance du Père et du Fils, et rhérésie de Sabellius, qui réduit à de pures appellations les personnes trinitaires.

Voici d'abord l'iiymne du matin [Lucis largitor splendidé).

« Brillant auteur du jour, dont la lumière, après les ténèbres de la nuit, s'épand sur le monde,

« Tu es le véritable astre du matin, non celui dont la lueur avare annonce le retour d'une pâle aurore.

« Plus éclatant que le soleil, toi, le plein jour et la lumière souveraine, tu éclaires [l'intime de notre âme.

a Viens donc, créateur du monde, rayon de la gloire paternelle, dont la grâce pénètre, pour les sanctifier, nos corps eux-mêmes.

« Que, pleins de ton esprit, ils soient tes tabernacles ! Qu'ils se dérobent aux embûches d'un ennemi perfide !

« Que, parmi les inévitables soucis de la vie présente, exempts de tout reproche, nous obéissions à tes lois !

« Que la chasteté de l'âme réprime les honteuses convoitises de la chair, et que l'Esprit- Saint habite dans un corps pur comme dans un temple !

« Telle est respérance de mon àrae suppliante, tels sont mes vœux. Que Fastre du matin prolong-e sa lumière pour me garder jusque dans l'ombre de la nuit!

« Gloire à toi, Seigneur; gloire à ton Fils unique ; gloire à l'Esprit consolateur, maintenant et dans tous les siècles. Amen. »

Les éditeurs bénédictins de saint Hilaire s'étonnent de l'emploi du genre masculin dans l'hymne du soir, qui devait être chantée par une vierge chrétienne; mais est-il bien sûr qu'Hilaire qui l'envoyait à sa fille, ne l'ait écrite que pour elle ? Nous allons entendre les accents de la fin du jour. [Ad cœli clara,)

« Je suis indigne de lever vers les brillantes étoiles mes yeux infortunés, que le lourd poids de mes fautes abaisse vers la terre. Christ, aie pitié de ceux que tu as rachetés !

a J'ai omis le bien que je devais accomplir; j'ai fait le mal sans me lasser. Viens à mon secours, ô Christ 1

« En te chantant cette hymne d'uîie bouche fidèle, je maudis les blasphèmes d'Arius et les aboiements de Sabellius. Jamais je n'ai prêté une oreille complaisante aux grognements impies de ces nouveaux Simon.

« Je brûle de zèle pour le nom du Christ. De tout temps, l'Église m'a nourri d'un lait épanché par son sein maternel. »

Digiti:

62 SAINT HILAIRÇ.

Celle à qui l'évêque de Poitiers avait adressé une lettre si tendre et si pressante, pour laquelle il avait composé des cantiques d'une poésie à la fois sobre et gracieuse, Abra suivit ces austères conseils. D'un cœur joyeux, elle renonça aux noces humaines, et accepta le mystérieux hymen qui lui était proposé. Elle mourut vers 36o, heureuse de retrouver son père qui revenait de l'exil, plus heureuse encore d'aller à l'époux divin. « On l'honore comme une sainte vierge le i3 de décembre, » écrit Tillemont*.

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