‹ Saint HilaireChapitre 43 sur 101 · I. Fragm, XI ^ n. i · texte numérisé non relu

I. Fragm, XI ^ n. i

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pourvu qu'il s'agisse ici de la seule ressemblance qui soit digne de lui, celle par laquelle un vrai Dieu est semblable a un vrai Dieu, et que ce mot exprime non une simple union, mais la souveraine unité qui est en Dieu (ita ut non unio divinitatisy sed unitas intelligatur^,,,)

Les évêques qui ont proclamé ainsi la grandeur infinie du Verbe, n'oublient pas ses volontaires abaissements. « Nous ne nions point, » ajoutent-ils, « que le Fils, dans Tinfirmité de sa nature bumaine, ait été obéissant au Père jusqu'à la mort.... Par son Incarnation, il a daigné nous nommer ses frères, car, tout en demeurant Dieu, il a revêtu la forme de l'esclave*. »

Les évêques terminaient leur lettre en rétractant tout ce qu'ils avaient fait par ignorance, et en anathématisant les chefs de l'arianisme, Auxence, Ursace, Valens, Saturnin. Ils rendaient hommage au zèle d'Hilaire nommé par eux le « fidèle prédicateur du nom de Jésus- Christ [fidelis dominici nom in is praedicator ^) » .

Ce zèle ne s'exerça pas seulement en Gaule; l'Italie oii avait sévi la persécution arienne, réclamait aussi les soins d'Hilaire. L'heure était favorable. Constance s'était éteint à Mopsueste, en Cilicie le 1 3 novembre 36 1, et Julien, maître de

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