I. Lib, contra Auxentium, n. i
a. L £p. Joan. ii, aa, a3.
Digiti:
prétend évangélique, on s'évertue à nier le Christ, et on le nie en paraissant le prêcher*. »
Hilaire se rappelle Constance, il a sous les yeux un prince meilleur, mais abusé par Auxence et asservi aux mensongères exigences de la raison d'état; il pèse à sa juste valeur la protection hypocrite ou du moins onéreuse que des Césars à peine convertis accordent au christianisme, et il s'écrie :
« Il faut plaindre la misère de notre âge et les folles opinions d'un temps où Ton croit que les hommes peuvent protéger Dieu, et où ^Fon travaille à défendre TEglise de Jésus-Christ par les intrigues du siècle. Je vous le demande, évêques qui vous croyez tels, de quels patronages ont usé les apôtres pour la prédication de TEvangile ? Sur quelles puissances s'appuyaient-ils pour prêcher le Christ, et pour faire passer presque toutes les nations du culte des idoles au culte du vrai Dieu ? Cherchaient-ils quelque crédit emprunté à la cour, lorsqu'ils chantaient un hymne à Dieu dans un cachot, au milieu des fers, après les tourments? Était-ce par les édits du prince que Paul, donné en spectacle dans le cirque, formait une église à Jésus-Christ? Se défendaient-ils par l'appui de Néron, de Vespasien, de Dèce, de ceux dont la haine a fait fleurir l'Evangile? Lorsque les apô-