‹ Saint HilaireChapitre 52 sur 101 · I. La journée des malades^ II, chap. x, La lecture · texte numérisé non relu

I. La journée des malades^ II, chap. x, La lecture

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devoir point chercher d'autre, et ceux qui rapportant tout à Jésus-Christ, s*imag[inaient que les psaumes n'avaient point de sens littéral. » Le théologien, le moraliste aussi s y rencontre. Hilaire rappelle àTâme le besoin qu'elle a du secours divin; il l'exhorte à la pratique du devoir, il la prémunit contre' les illusions de l'orgueil. « Le prophète, » écrit-il, «repose en la miséricorde de Dieu toute son espérance, demande à la miséricorde divine de l'écouter, à la miséricorde divine de le juger. Et nous, si nous avons jeûné un jour, nous croyons en avoir fait assez; si nous avons donné à l'indigent quelque peu de notre abondance, nous croyons avoir accompli toute justice ; et cependant, nous jeûnons ou pour acquérir l'estime des hommes, ou pour soulager nos corps lassés par la bonne chère; et, tout en jeûnant, nous roulons des pensées de luxure, d'injustice, de haine. Nous faisons je ne sais quelle aumône au pauvre qui frappe à notre porte, afin de le faire taire, ou de capter une réputation vaine et stérile; et dès lors, nous nous arrogeons le droit d'être écoutés de Dieu. Mais, au contraire, le prophète, n'espère rien que de Dieu, n'attend rien que de la miséricorde de Dieu. Tout entier à la pratique du bien, il sait que tout cela ne suffira point à le sauver, s'il n'est jugé avec miséricorde'. »

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