‹ Saint HilaireChapitre 53 sur 101 · Tract, in Ps. CXVIII., Litt. XIX · texte numérisé non relu

Tract, in Ps. CXVIII., Litt. XIX

Digiti:

L'on ne s'étonne pas que sur le commentaire du saint docteur, sur les fruits que cette œuvre produit dans les âmes dignes de la goûter, Mgr Pie se soit expliqué comme il suit : « N'est-ce point, » demandait à ses prêtres l'évêque de Poitiers, « qu'après nous être nourris d'une pareille lecture, nous avons le sentiment de notre supériorité sur tout ce qui paraît grand et fort selon le monde ? N'estce pas que notre indigence est plus riche que toute l'opulence de nos orgueilleux adversaires?... Avec quelle délicatesse intraduisible, avec quelle sensibilité exquise notre ineffable pontife nous révèle ainsi à nous-mêmes nos propres sentiments et nos plus intimes joies*... »

Hilaire, aux premiers temps de son épiscopat, avait accueilli dans sa demeure, formé à la discipline chrétienne et cléricale le futur thaumaturge des Gaules, Martin, dont la sainteté, au témoignage du bréviaire romain, fut le fruit des leçons et des exemples donnés par un maître si excellent [tantumque illo doctore profecit^ quantum ejus postea sanctitas declaravit), Martin, nous l'avons dit, avait retrouvé Hilaire à Poitiers, et tous deux, sans habiter sous le même toit, travaillèrent de concert à une œuvre capitale. Le soldat pannonien avait imité, dans une île inculte, la vie des ascètes de l'Egypte et de l'Orient; il voulut la re-

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