I. Uistor.sac,^ lib. XI, d. 4o
a. Mémoires, etc., t. XIII, Saint Augustin, a. 8.
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a apprécie la foi des deux natures par le livre d'Hilaire, le confesseur évêque des Gaules, sur Tunion. Je ne sais s'il entend le livre des Synodes, qui est fait pour la réunion des Églises^ ». Les livres sur V essence et sur C unité du Père et du FilSy imprimés parmi les œuvres de saint Hilaire, ne sont presque que des extraits de ses livres sur la Trinité. Le livre des Martyrs à Fortunat, que saint Jérôme semble lui attribuer, est l'œuvre de saint Cyprien.
Au cours de cette étude, nous avons maintes fois admiré le langage de saint Hilaire. Si Tévêque de Poitiers a recherché la justesse et la beauté de l'expression (ce qu'il nomme verborum signifcationem,,, dictoruni honorent)^ ce n'a pas été en écrivain épris de la vaine gloire, ni même en artiste amoureux du beau langage ; c'a été en chrétien, en évêque qui défend la cause de Dieu, qui parle au nom de Dieu, et qui s'attache à ne point trahir, par l'insuffisance de sa parole, une si noble cause et un si grand maître. <k Dans l'art d'exposer la doctrine céleste », dit-il, « suivons l'exemple que nous donne la pratique des hommes. SI quelqu'un a mission d'expliquer les ordres d'un roi, de faire entendre au peuple ses décrets, il s'attache, pour l'honneur du prince, à ne rien dire qui ne soit écouté avec respect ; com-
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bien plus convient-il que nous qui sommes chargés de porter à la connaissance des hommes les oracles divins, nous nous montrions dignes d'un tel office! Nous sommes en efiPet comme l'instrument de l'Esprit-Saint dont la parole résonne dans la diversité des discours. Veillons donc à ne rien dire de bas, et rappelons-nous Tanathème : Maudit celui qui accomplit Fœu^re de Dieu avec négligence îhxk contraire, une couronne est promise au zèle de ceux qui traitent avec une crainte religieuse les Écritures, trésor divin confié à leur garde, et qui les font pénétrer dans Tâme des auditeurs ^ »
L'historien de la littérature du moyen âge en Occident, M. Ebert, cherche jusqu'à quel point Hilaire a réalisé son dessein. <( On ne saurait nier » , dit le professeur de Leipzig, « que, par rapport au vocabulaire, il ne s'éloigne souvent du latin de l'âge d'or, voire de la bonne latinité de Tàge d'argent.... Sa construction est assez souvent pénible : ainsi, il a de longues périodes qui manquent d'ampleur et de clarté; sans prévenir le lecteur, il lui laisse le soin parfois de suppléer des mots, à l'aide du contexte; enfin, il a recours, outre mesure, à la construction grecque....* »