‹ Saint HilaireChapitre 67 sur 101 · I. De Trinité, lib. II, n · texte numérisé non relu

I. De Trinité, lib. II, n

a. Ihid.

Digiti:

sant. H faut croire qu'il est invisible, incompréhensible, éternel. Du reste, qu'il soit enlui-même, et de lui-même, et par lui-même; qu'il soit invisible, incompréhensible et immortel : nous disons tout cela pour le glorifier, et ce que nous disons a un sens et précise notre pensée ; mais le langage humain défaille devant Texcellence de la nature divine, et les mots n'expriment pas l'auguste réalité telle qu'elle est. La science parfaite consiste à savoir que Dieu ne peut être ignoré, mais qu'il est inénarrable. Il faut croire en lui, le connaître, l'adorer ; on parle de lui comme il convient, en lui rendant de tels devoirs* »,

Une question se présentera peut-être à l'esprit de nos lecteurs; quand nous nommons Dieu, d'ordinaire notre concept tombe sur la nature divine indivisiblement possédée par trois personnes égales; Dieu pour nous, c'est la Trinité tout entière. D'où vient donc que pour Hilaire, pour les Pères ses contemporains et ses devanciers, il n'en allait pas ainsi; que sur leurs lèvres, sous leur plume. Dieu c'est la première personne de la Trinité ?

A cette question, d'illustres théologiens ont répondu; nous emprunterons au R. P. Th« de Régnon de lumineuses explications fournies par r histoire,

Page 1