I. De Trinit.^ lib. II, n
a. Joatu, XIV, 28.
3. Études de théologie positive sur la Sainte Trinité^ t. HT, étude XV", chap. m, § 2.
Digiti:
engendre, celui qui envoie plus que celui qui est envoyé, celui qui commande plus que celui qui obéit?* » Mais a Tarien qui, pour amoindrir la gloire du Fils, prétend s'autoriser de la parole du Sauveur : Pater major me est, Hilaire répond qu'il s'agit ici d'une dignité personnelle, non d'une supériorité de nature'; et le P. de Régnon explique par une ingénieuse comparaison la pensée d'Hilaire. « Dans une bonne famille, l'honneur vient du père, mais le fils possède tout cet honneur par son titre même de fils. Au père et au fils même honneur; mais le fils donne au père la préséance d'honneur, et le fait passer avant lui'. » Comme avant lui Justin, Irénée, Origène, Cyprien et beaucoup d'autres, saint Hilaire attribue au Fils les théophanies de l'Ancien Testament ; d'après l'évêque de Poitiers, c'est le Verbe qui honorait Abraham, Jacob, Moïse, d'apparitions dans lesquelles Tertullien, que Bossuet a si bien commenté, voyait de premiers essais de l'Incarnation future. « Le Verbe, » dit Hilaire, « se fit voir sous la loi; mais si Dieu apparaissait sous une forme humaine, il ne naissait pas encore. Bientôt il devint en naissant ce qu'il s'était montré. Et c'est ainsi qu'en babituant à contempler la forme visible qu'il devait prendre, il familiarî-