De Triait,, lib. II, n. 3o
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ces passages. L'évêque de Poitiers énumère les bienfaits de TEsprit-Saint. « II demeure avec nous jusqu'à la consommation des siècles ; il est la consolation de notre attente ; par ses dons, gage de notre future espérance, il est la lumière des esprits, la splendeur des âmes. Il faut donc appeler cet Esprit-Saint, il faut le demander, il faut le conserver par la foi et par la docilité aux préceptes divins*. »
Parvenu au terme de son travail qu'il compare aune navigation éprouvée parles tempêtes, Hilaire affirmera de nouveau sa foi h la troisième personne trinitaire. « C'est peu pour moi de nier, d'une voix inspirée par ma croyance, que mon Dieu et Seigneur Jésus-Christ, ton Fils unique (il s'adresse au Père) soit une créature : je ne souffrirai point davantage qu'un tel nom soit attribué à l'Esprit-Saint qui procède de toi et qui est envoyé par lui. Grande en effet est ma religion envers ce qui t'appartient. Parce que tu es seul innascible (c'est-à-dire sans principe), parce que ton Fils unique est né de toi, parce que je nierai que le Saint-Esprit soit engendré, je ne dirai pas qu'il est une créature. . . . Ton Saint-Esprit pénètre et connaît, comme dit l'apôtre, les profondeurs de ton être ; il prie en moi par des gémissements ineffables; et moi, non seulement je ne procla-