‹ Saint HilaireChapitre 79 sur 101 · Ihid,, lib. II, d · texte numérisé non relu

Ihid,, lib. II, d

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le Clirist, par la voix des prodiges. Sa puissance, que son nom fait éclater, est affirmée par la confession contrainte des esprits pervers, et par les mugissements que leur supplice leur arrache*.... »

Avec une éloquence indignée, Hilaire répond aux questions hardies de ceux qui demandaient le pourquoi des miracles ; il indique la raison de ces interventions d'une toute-puissance le plus souvent miséricordieuse. « Attendait-il quelque gloire de nous, pauvres êtres tantôt alourdis par le sommeil, tantôt lassés par les fêtes nocturnes, tantôt portant le remords de journées ensanglantées par le meurtre. Celui que, dans le ciel, étrangers au sommeil, au travail, au crime, les archanges, les dominations, les principautés, les puissances louent d'une voix ininterrompue et infatigable ?.. . Non, il n'a pas eu besoin que tant d'œuvres inénarrables luiprocurassentdans notre estime une gloire dont il aurait manqué. Mais Dieu, prévoyant Terreur oii notre folie et notre impiété pourraient s'emporter, sachant que notre arrogance irait jusqu'à juger des choses divines. Dieu, par ses actes, a brisé une telle audace et dissipé tous les doutes'. »

Dom Ceillier remarque avec raison qu'Hilaire « distingue clairement deux natures en Jésus- Christ, unies en une seule personne, sans confu-

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