‹ Saint HilaireChapitre 81 sur 101 · De Trinit.^ lib. X, n, il !i. Ibid.y n · texte numérisé non relu

De Trinit.^ lib. X, n, il !i. Ibid.y n

Digiti:

LA DOCTRINE. Iô7

sur ce passage. «Mais si saint Ambroise se lait, saint Augustin son disciple parle, avec tous les écrivains contemporains les plus célèbres, avec saint Paulin de Milan, qui a écrit la vie de saint Ambroise et aussi peut-être le livre De benedictionibus patriarcharum^ Cassien, saint Jérôme, Gennade de Marseille, etc.* ». D'ailleurs, celte sueur de sang, aux yeux d'Hilaire qui la regarde comme un phénomène préternaturel, atteste chez Jésus, non la faiblesse, mais la puissance.

A lire Hilaire, il semble que le Sauveur n'ait pas senti les coups que Ton portait à son humanité. « Sur lui les coups pouvaient pleuvoir, sur lui tombaient les fouets armés de nœuds ; on pouvait le suspendre à la croix : tout cela devait lui causer de la souffrance, et cependant ne le faisait pas souffrir. Lancez un trait dans l'eau, frappez le feu ou l'air : en vain est-il de la nature du trait de percer et de blesser; la nature de l'eau ou de l'air se dérobe a ces blessures. Il en est ainsi du Christ : les coups qui le frappaient, de nature a le faire souffrir, n'ont pas cependant produit cet effet.... Le Christ eut un corps, mais un corps étranger par son origine aux misères des nôtres, quoiqu'il leur fût semblable*.... » Et c'est aussi et seulement pour se montrer semblable à nous,

1. Introduction à la critique textuelle du Nouveau Testament, t. III^ p 17.

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