‹ Saint HilaireChapitre 83 sur 101 · Theol. Dogm De Incai-ftatione, lib. X, cap. v, n · texte numérisé non relu

Theol. Dogm De Incai-ftatione, lib. X, cap. v, n

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lA. DOCTRINE. 159

scripUiraires qui racontent les volontaîres défaillances du Verbe fait chair; ceux-ci recouraient parfois a des atténuations excessives ou a des explications subtiles. Souvent aussi, les adversaires se comprenaient mal ou exprimaient imparfaitement leurs pensées, remarque M. l'abbé P. Martin, qui éclaire son assertion par deux exemples. « Ainsi, saint Hilaire paraît enseigner que le Christ n'a éprouvé aucune douleur, cela est vrai du Christ en tant que Dieu, mais cela n'est plus vrai du Christ en tant qu'homme. Et il est difficile de croire que ce grand docteur pensait réellement que le Christ n'avait éprouvé aucune douleur en tant qu'homme. Pareillement, lorsque Théodore de Mopsueste, combattant les apollinaristes, se servait de la crainte que Jésus avait éprouvée à l'approche de la mort pour démontrer qu'il avait réellement une âme, ses adversaires feignaient de croire que, d'après lui, la crainte manifestée par le Christ avait été nécessaire en lui comme elle l'est en nous*. »

Un théologien français du xviii® siècle, érudit et judicieux, Tournely, a donné de la pensée d'Hilaire une explication que nous ne voulons pas omettre. « Hilaire écarte du Christ, même en tant qu'homme, la douleur telle que nous l'éprouvons : cette douleur qui vient du péché, impuissante à

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