‹ Saint HilaireChapitre 96 sur 101 · I. InPs. II, i · texte numérisé non relu

I. InPs. II, i

Digiti:

pas non plus nécessaire que les infidèles soient jugés, car qu'ils soient infidèles, la chose n'est pas douteuse. Mais, laissant de côté les croyants et les infidèles, le Seigneur indique ceux sur qui portera son jugement. Il est des hommes qui tiennent le milieu entre le juste et Timpie : composés de l'un et de l'autre, ils ne sont cependant ni l'un ni l'autre. On ne les rangera point parmi les croyants, car il y a en eux comme une racine d'iHfidélité ; on ne les reléguera pas non plus parmi les infidèles, car ils ont quelque foi. La crainte de Dieu en retient bon nombre dans l'Eglise; mais les attraits du monde les entraînent aux joies coupables. Ils prient parce qu'ils ont peur; ils pèchent, parce que le péché leur plaît. Ils se disent chrétiens, parce que les espérances éternelles ont du bon; ils vivent en païens parce que le plaisir présent les séduit. Ils ne sont pas impies car le nom de Dieu est chez eux en hon neur; ils ne sont pas pieux non plus, car ce qu'ils recherchent est étranger à la piété.... C'est donc sur eux que sera rendu ce jugement qui a été déjà porté contre les infidèles, et que n'exige pas la vie des vrais croyants : il sera rendu sur eux, car ils ont aimé les ténèbres plus que la lumière; non pas qu'ils aient haï la lumière, mais les ténèbres ont eu leurs préférences*,... »

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