‹ Saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de JésusChapitre 132 sur 305 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

1. Vigilance de saint Ignace à se garder des moindres fautes. — S. L'examen particulier. — 3. Détachement de toutes les choses créées. — 4. Le Suscipe et TAnima Ghristi. — 5. Tout pour la plus grande gloire de Dieu.

i. Ainsi régnait entre Dieu et Ignace une harmonieuse réciprocité de bons offices, chacun pensant à l'autre et s'occupant de ses intérêts. Le cardinal del Monte, dans son discours sur les vertus et les miracles du serviteur de Dieu, prononcé en consistoire secret devant Grégoire XV, eut donc bien raison de dire que saint Ignace avait renouvelé les exemples des martyrs et d'un grand nombre de saints qui s'étaient oubliés eux-mêmes pour travailler uniquement à la gloire de Dieu. Marhjrum et multorum renoraiit exempla Sanctorum, qui sui penitus obliti, de divina gloria tantummodo laborabant. Mais si c'est la marque d'un amour parfait de s'oublier entièrement pour Dieu, ce n'est pas une marque moins certaine, de se souvenir toujours de soi-même en vue de Dieu, c'est-à-dire d'avoir sans cesse les yeux attachés sur soi, et de s'observer avec la plus extrême rigueur pour découvrir si l'on ne cache rien qui puisse déplaire à Dieu. On peut affirmer que sur ce point, la diligence d'Ignace alla jusqu'aux dernières limites. Aucune heure du jour ne s'écoulait qu'il ne se recueillît en lui-même, et ne repassât avec la plus minitieuse exactitude tout ce qu'il avait fait, dit et pensé dans ce court

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