‹ Saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de JésusChapitre 150 sur 305 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

1. Saint Ignace désire la mort pour s'unir à Dieu. — 2. Sa mission est accomplie. — 5. Derniers jours. — 4. Sa mort : lettre du P. Polanco aux supérieurs de la Compagnie.

1. Telles étaient les consolations spirituelles dont saint Ignace était chaque jour enivré. Il goûtait d'avance quelques-unes des délices du paradis et de cette béatitude qui consiste surtout dans la connaissance et l'amour de Dieu. Tels étaient les mystérieux aliments qui soutenaient ses forces, et sans lesquels, comme il le disait lui-même, la vie lui aurait bientôt manqué. Dieu n'avait pas attendu les dernières années de sa carrière mortelle et la perfection de la charité dans son cœur, pour les lui dispenser d'une main si libérale. Dès le jour où, renonçant au monde, il s'était consacré pleinement à lui, il en avait reçu, pendant le petit nombre de mois qu'il passa dans les exercices de la pénitence à Manrèse, de fréquentes visites de son Fils Notre Seigneur; il ne savait pas, dit-il au P. Louis Gonzalvez, si ces visites ne se rapprochaient pas plus de quarante que de vingt. Celles de Notre-Dame ne furent pas moins nombreuses. On peut deviner par là quelles furent les faveurs qu'il ne nous a pas fait connaître, et qu'il a dû recevoir dans cette longue

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