‹ Saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de JésusChapitre 16 sur 305 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

i. Charité de saint Ignace pour les siens. — 2. Surtout pour les malades. — 3. Ses industries pour les aider tous dans l'acquisition de la perfection.

1. A l'estime pour les siens, Ignace joignait un égal amour : c'est la seconde des vertus que j'indiquais plus haut. Nécessaire au bon gouvernement de tout Ordre religieux, cette vertu est surtout nécessaire au bon gouvernement de la Compagnie. « La Compagnie de Jésus, écrivait saint François Xavier dans une de ses lettres, n'est autre qu'une société d'amour et d'union, très éloignée et d'une trop grande sévérité et d'une crainte servile. » Il disait un peu plus haut dans la même lettre, que, si un supérieur se faisait plus craindre qu'aimer, s'il montrait la rigueur et l'autorité d'un maître plutôt que l'affabilité et la tendresse d'un père, il verrait beaucoup de sujets sortir de la Compagnie et en verrait très peu y entrer. Le gouvernement de saint Ignace était admirable en ce point; pour le faire comprendre, il suffirait de rapporter ce que nous en ont laissé par écrit quelques-uns de nos premiers Pères, après en avoir fait longtemps la douce expérience. Ignace, disent-ils, était toute affection et toute tendresse. Quand il rencontrait quelqu'un des siens, il le regardait avec une telle expression de visage, il l'accueillait avec de telles paroles qu'il semblait vouloir le faire entrer dans son cœur. Peut-être,

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