‹ Saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de JésusChapitre 38 sur 305 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

i. Zèle de saint Ignace à défendre l'honneur de la Compagnie. 2. Comment il formait de bons supérieurs.

1. Saint Ignace considérait la Compagnie non comme son œuvre, il ne se permit jamais de la regarder ainsi , mais comme l'œuvre et le bien de Dieu. Aussi ne négligeait-il aucun moyen pour entretenir en elle la régularité, défendre sa réputation, et la protéger contre ses ennemis. Il ne permettait pas que les prédicateurs et les professeurs parussent en public avant que lui-même et d'autres Pères capables d'apprécier leur mérite, ne les eussent entendus en particulier. Ceux que les Souverains Pontifes honoraient de missions ou d'affaires de haute importance, ou qu'il chargeait lui-même d'intérêts considérables, recevaient de sa part, de vive voix ou par écrit, des instructions et des avis appropriés aux choses qu'ils devaient traiter, et aux circonstances de temps, de lieux, de personnes où ils se trouveraient. Nous pouvons citer entre plusieurs autres le P. Jean Nunez, nommé Patriarche d'Ethiopie, les Pères Jacques Lainez et Jérôme Natal, envoyés par Jules III à la diète d'Augsbourg pour y servir de conseillers au cardinal Morone ; les Pères Pasquier Broët et Salmeron, nonces apostoliques du Pape Paul III en Irlande ; les Pères Jacques Miron, Olivier Manare et Jean Pelletier, occupés au service, le premier, du roi de Pologne, le second, du gouverneur de Lorette, le dernier, du duc Hercule de

Page 1