‹ Saint Ignace de Loyola [microform]Chapitre 158 sur 396 · Laynez, dans Scr. de S. Ign., I · texte numérisé non relu

Laynez, dans Scr. de S. Ign., I

lour menageait les surprises les plus imprevues ct les plus craves. Et puis, que voulaient-ils ? Qu'etait cet avenir obscur, vers lequel ils marchaient ? Combien il etait plus sur, et plus honorable, au lieu de mendier honteusement par les chemins, de continuer les etudes Paris. A quoi Simon repondait invariablement : Venez vous aussi avec nous. Le dialogue finit par des adieux fort tristes. Les deux etudiants vaincus et pensifs reprirent le chemin de la capitale 1 .

Les voyageurs, dans leurs deliberations, avaient prevu les alertes que pourraient leur donner des partis de soldats, rencontres en route. II avait etc convenu que seuls les Francais, tant qu'on serait en France, repondraient au nom de tous, et qu'ils diraient uniquement ceci : Nous sommes des etudiants de Paris... Nous aliens en Lorraine au sanctuaire de Saint- Nicolas. Parmi les Espagnols, il y en avait deux qui parlaient fort bien le franais. L'un d'eux, ayant un jour lie conversation avec un soldat croise par les chemins, le soldat lui dit : D'ou etes-vous ? fitudiant de Paris. Oui, mais votre pays. Je suis etudiant de Paris. Je vous demande dans quel pays vous etes ne ? Je suis etudiant de Paris. Ah, grosse bete ! cela je le sais, mais votre pays ? Et il s'en alia fort en colere z ...

A mesure que Ton approchait des frontieres, on rencontrait plus nombreuses les bandes de soldats indisciplines et pillards. Les Lorrains, quand la petite troupe atteignit leur pays, ne revenaient pas de son audace a courir ainsi les routes, sans defense 3 . Aux portes de Metz, il fallut parlementer. Des paysans, qui fuyaient, se presentaient en foule pour trouver dans la ville un refuge. Nos pelerins dirent aux factionnaires : Nous sommes des etudiants de Paris, qui allons au sanctuaire de Saint-Nicolas. On les laissa passer. Au bout de trois jours, les troupes qui infestaient les alentours de la ville ayant ete dispersees, ils partirent vers Nancy et Saint-Nicolas. Les gens

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