‹ Saint Ignace de Loyola [microform]Chapitre 219 sur 396 · Ibid., I · texte numérisé non relu

Ibid., I

vent ecarter un candidat, sur 1'ambition des postes honorables 1 , sur les ministeres a eviter 2 .

Malgre tout, de 1543 a 1547, le travail avance lenteinent. Trop de besognes diverses se disputaient les journees d'Ignace et il n'avait sous la main que des secretaires de fortune. Codure, qui cut etc precieux, avait etc emporte par une mort prematuree; Xavier etait parti pour Lisbonne et pour les Indes; les autres qui viennent apres sont trop jeunes encore pour etre guere autre chose que des scribes : Frusius, Nadal, Ribadeneyra, Domenech, Ferron, ont eu tour a tour 1'honneur et la joie de preter leur plume a leur venere Pere 3 . C'est seulement vers le milieu de 1547, que Jean de Polanco prend aupres du general de la Compagnie ce poste de secretaire qu'il tiendrade longues annees 4 . Ne a Burgos en 1515, etudiant de philosophic a 1'Universite de Paris, Jean de Polanco, quand il quitta la France, avait pris le chemin de Rome, pour prendre possession d'un emploi de scriptor apostolicus. Ce voyage lui fit rencontrer Laynez et les Exerctces, en 1541. Entre dans la Compagnie, il acheva ses etudes a TUniversite de Padoue, et ensuite se livra en Toscane au ministere apostolique. Ces sept annees lui ont fait connaitre ce qu'est la vie de 1'Ordre nouveau. II est d'ailleurs attache a sa vocation, jeune, instruit, il a de la naissance et le gout d'ecrire. Des qu'il est aux cotes d'Ignace, celui-ci prend plus de liberte; il fait moins de lettres personnelles; il reduit le nombre de ses penitents et se degage des affaires le plus qu'il peut. La redaction des Constitutions devient 1'occupation capitale. Polanco 1'atteste dans une lettre 5 du 31 octobre 1547.

Parfois on s'est complu a dire que le saint, tandis qu'il vaquait a cette besogne n'avait sur sa table que le missel et

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