‹ Saint Ignace de Loyola [microform]Chapitre 220 sur 396 · Ibid., I · texte numérisé non relu

Ibid., I

qu'il ignorait tout des regies des autres Ordres. Pieuse illusion, de'mentie par les faits et peu conforme au caractere de 1'homme. Comme tous les grands ehefs, Ignace n'aimait resoudre que sur renseignements exacts ; et il avait trop le sens de la tradition, pour dedaigner dix siecles d' experience monastique. Polanco lui servait pour ces indispensables recherches dans la legislation des Ordres religieux anterieurs et pour 1'adaptation du code de la Compagnie au droit canon en vigueur et aux bulles de Paul III. Deja Bartoli avait fait allusion a cette etude des precedents 1 ; les papiers qui nous restent prouvent combien elle fut minutieuse a travers les constitutions des franciscains, des benedictins, des augustins 2 . Le secours de Polanco etait d'autant plus precieux au general, que Laynez, Salmeron, Nadal tous conseillers bons a ecouter etaient le plus souvent au loin. Et il va sans dire que Polanco n'etait pas seul consulte, Nadal le fut aussi 3 .

En aout 1548, le travail est assez avance, pour que le general pense a une reunion de profes qui pourrait avoir lieu a Rome, a 1'occasion du jubile 4 de 1550. Apres la mort de Paul III, et avant 1* election de son successeur, le projet prend corps; et la reunion est decidee; nous trouvons trace, dans la correspondance d'Ignace, des invitations faites 5 . Jules III des son avenement, ayant declare ouvert le jubile que Paul III avait deja promulgue', tout fut dispose, en 1550, pour la venue des profes.

Fran9ois de Borgia partit de Gandie le 3 1 aout, avec Antoine Araoz, Andre de Oviedo, Jacques Miron, Emmanuel de Sa, Pierre de Tablares, Fran9ois Estrada, Fra^ois de Rojas. Par le midi de la France et le nord de 1'Italie, les pelerins arri-

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