Ep. et instr., II
5- Ibid., II, 622, 654; III, 223, 226, 237, 241, 247, 267. Sur ces invitations, voirEd. crit. des Constit., I, Proldgom. LXXVII-LXXXI.
verent a Rome le 23 octobre. Ignace, entoure de sa communaute, re9ut le due de Gandie, a la porte de Santa Maria della Strada 1 , tandis que les rues voisines etaient remplies du cortege triomphal que le pape, 1'ambassadeur d'Espagne, les cardinaux -et le patriciat avaient organise en 1'honneur du petit fils d'Alexandre VI. Personne, dans cette foule de parade, ne savait que ce grand d'Espagne venait d'etre gradue le 20 aout, docteur en theologie; qu'il serait bientot pretre; que, depuis le i er fevrier 1548, il etait profes de la Compagnie de Jesus; et qu'H avait fait le voyage de Rome, pour deliberer, avec le P. Ignace et les autres Peres, sur les Constitutions de 1'Ordre que Jules III venait de confirmer (21 juillet 1550).
Laynez, Miona, Andre des Freux, Polanco etaient aupres d'Ignace. Le Jay et Salmeron etaient occupes en Allemagne, Broet a Bologne, Bobadilla en Calabre; mais il est certain que Bobadilla vint un instant rejoindre les autres profes; et que Salmeron, averti par Ignace qu'il serait convoque, passa a Rome 2 en Janvier 1551. Des premiers jours de novembre 1550 aux premiers jours de fevrier 1551, le general de la Compagnie confera avec les profes, qu'il avait appeles, afin de sollicker humblement leurs avis. Chacun cut pleine liberte de formuler ses observations. Quelques-uns le firent 3 . Bobadilla trouvait le texte d'Ignace trop long; il aurait voulu un resume facile a lire; en outre, il demandait, dans chaque maison, une bibliotheque ; et que les scolastiques eussent chaque dimanche un exercice de predication en latin ou en grec. Laynez, Araoz et Salmeron etaient d'avis que de laisser ses biens avant la profession etait injuste et perilleux; ils preferaient reserver au pape, plutot qu'au general, le pouvoir d'envoyer les religieux en n'importe quel pays ; ils disaient aussi que la Vulgate etant parfois fautive ou moins claire que le texte original de la Bible, il etait excessif de dire que les jesuites apprendraient les langues anciennes pour defendre la Vulgate ; enfin, ils ne voyaient