Voir Note
2. Francesch Eximenis mourut le 23 Janvier 1409. II est 1'auteur de plusieurs ouvrages de pie'te'. Son Llibre de les dones (Livre des dames) fut imp rime 1 par Rodenbach a Barcelone, en 1495. La traduction castillane dont je parle est d'un franciscain de Valladolid qui n'a pas signe" son ceuvre, La mention faite de Maria de Gudvara est assez breve; elle a te" ajoutee par le traducteur au texte d'Exim^nis. Le Carro de las damas a 6t6 imprime a Valladolid, par Villaquiran. II en existe a la Bibliotheque Santa Cruz de Valladolid un bel exemplaire provenant du couvent franciscain del Abrojo. Sur Exime'nis, voir Tolra de Bordas, L'Ordre de saint Franfois en Roussillon, go; etAnuari del Institut de Estudis Catalans (1909-1910), 582; Estudisfranciscans, juillet-d^cembre 1928, 469-471.
apres la.mort de son mari Arnao de Velazco, par prendre 1' habit du Tiers Ordre de saint Fraii9ois;ses dernieres annees, se passerent dans 1'hopital Saint-Michel, a vaquer aux soins des malades et des pauvres,. On imagine si les conseils et les prieres de cette admirable chretienne manquerent a son jeune parent Inigo.
II est peu probable cependant qu'Arevalo fut alors le sejour unique d'Inigo 1 . Par ses fonctions, Juan Velazquez etait contraint de suivre la cour dans ses deplacements a Valladolid, a Medina del Campo, a Segovie, a Madrid; et naturellement Inigo marchait a sa suite, avec ses cousins, fils du tresorier de Castille. Les historiens ont coutume de dire qu'Inigo de Loyola fut page des rois catholiques. .C'est une simplification qui est une inexactitude 2 . Les registres des comptes de la maison royale existent encore aux Archives de Simancas; au chapitre des pages, on y cherchera vainement le nom d'un Loyola. Mais, faisant partie de la maison de Juan de Velazquez, il est tres vrai qu'Inigo etait a la cour de Castille.
Ce que purent etre la sa vie, ses habitudes, : ses pensees, deux mots du premier biographe 3 le depeignent assez bien : c'etait un soldat deregle et vain ,. Soigneux des graces de sa personne, desireux de plaire aux femmes, hardi dans ses entreprises de galanterie, pointilleux sur 1'honneur, n'ayant peur de rien, faisant bon marche de sa vie et de celle des autres, pret a tous les exploits, meme a ceux qui ne sont qu'un abus de la force. Si dans ses reves un ideal apparaissait, c'etait celui que pouvaient lui suggerer les livres de chevalerie, dont la lecture 1'occupait et 1'attachait fort.
En 1515, il est de retour, ou de passage, a Loyola. Nous le
1. On montre encore a AreValo la Casa de son Ignacio. Elle est situe'e & Tangle des deux rues qui vont Tune a la Iglesia mayor, Tautre a la Iglesia San Miguel; comme il y eut, des 1588, un college de jdsuites a Ar^valo et des 1579 des pourparlers en vue dudit college, il se peut que la tradition sur la Casa de son Ignacio se soit fixe'e de bonne heure et a bon escient.
2. Deja, Ribadeneyra avait releve* cette inexactitude dans ses remarques sur 1'ouvrage de MafKi, Scr. de S. Ign., I, 744.