‹ Saint Ignace de Loyola [microform]Chapitre 294 sur 396 · Scr. deS.Ign., I · texte numérisé non relu

Scr. deS.Ign., I

2. Ep. et Instr., I, 421-423; Paul Dudon, Lettres spirituelles de Saint Ignace, 123-126. Voir Note 16.

forme de 1'eveque et de la Faculte de theologie (8 fevrier 1553). Eustache du Bellay et la Sorbonne cornmencerent par opposer une fin de non-recevoir, sous pretexte que les Bulles apostoliques accordees aux jesuites renverseraient la hierarchic. Sommes par le Parlement de rendre une sentence en forme (3 aout 1554) ils s'executerent. Par un requisitoire en onze points, 1'eveque de Paris refusait aux jesuites 1'entree du royaume, tout au plus etaient-ils bons pour evangeliser les infideles. La societe nouvelle etait dangereuse pour la foi, perturbatrice de la paix de I'figlise, destructrice de la profession monastique (i er decembre 1554). Le gallicanisme des gens de robe et des gens d'figlise prenait ainsi sa vengeance, centre les papes coupables d'avoir approuve une milice devouee a leur autorite et docile a leurs ordres 1 .

La petite communaute qui s'abritait dans 1'hotel parisien de Guillaume du Prat, celle qui avait commence ses Ie9ons au college auvergnat de Billom se trouvaient contraintes a patienter sous 1'or'age. Ignace les recommandait a Dieu et aux hommes. Par ses soins, des temoignages arriverent de partout (temoignages des souverains, des prelats, des universites), repetant a 1'envi les services rendus et les bons exemples donnes par les jesuites en Autriche, en Portugal, en Espagne et en Italic. La venue du cardinal de Lorraine a Rome, avec quatre docteurs de 1'Universite de Paris, offrit 1' occasion d'une conference ou Laynez, Polanco, des Freux et Olave repondirent aux objections de la Sorbonne et du Parlement; un memoire victorieux du P. Olave emporta la conviction des docteurs. La souple et tenace patience d'Ignace de Loyola avait prepare les voies a un avenir plus calme. La lutte ouverte par les gallicans ne se terminera qu'apres le colloque de Poissy, par l'arrt du Parlement rendu le 3 fevrier 1562. Mais, en attendant cet acte de justice, on vivait, sous le benefice des lettres patentes non enregistrees. Et c'etait deja une victoire 2 .

1. Cron., I, 417-420; II, 87-90, 298, 599; III, 289-293; IV, 322, 330; V, 320-348; VI, 476-500; H. Fouqueray, I, 196-212.

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