‹ Saint Ignace de Loyola [microform]Chapitre 301 sur 396 · Ep. et instr., I, 474-477; Cron., I · texte numérisé non relu

Ep. et instr., I, 474-477; Cron., I

fit une demarche pressante pour prier Ignace d'accepter 1'union avec les barnabites (21 octobre). Tout en recommandant Taffaire au prudent jugement et a la tres ardente charite de son correspondant, il se defendait d'y insister, etant persuade que si le dessein etait de Dieu la divine bonte ne manquerait pas de le faire comprendre . Ignace de Loyola declare (2 novembre) qu'il a des fils d'Antoine Zaccaria la plus haute opinion; mais deja il a refuse de faife corps avec les theatins et les sommasques ; ceux-la meme qui insistaient le plus pour cette union se sont convaincus qu'elle ne convenait point; les monies raisons dictent aujourd'hui une meme conduite; il serait trop long et mal commode de discuter par lettre; Farcheveque voudra bien croire que le service du Seigneur sera mieux assure, si chacun des deux Ordres demeure mde"pendant 1 .

Dans cette deliberation, le fondateur de la Compagnie de Jesus ne cede a aucun sentiment d'orgueil ou de defiance; il se tient simplement a la decision prise de n' accepter dans son Ordre aucun novice qui ait appartenu a un autre; il pense que, chaque Institut ayant ses caracteristiques propres, la fusion intime serait difficile dans un amalgame d' elements de provenance diverse, et que la Constance risquerait de manquer en des hommes a vocations successives 2 .

Dans le prologue des Constitutions, il appelle sa Compagnie tres petite . Le mot, sous sa plume, est sincere. II sait que 1'apostolat de la Compagnie de Jesus, en 1547 et en 1552, est beaucoup plus etendu que celui des barnabites, des sommasques et des theatins, lesquels, a cette date, n'ont que quelques rares maisons en Italic. II prevoit pour les siens un developpement plus magnifique encore; en 1549, il dit a Pierre de Ribadeneyra qui vient d'etudier a Padoue et s'arrete quelques jours a Rome avant d'aller enseigner la rhetorique a Messine : Pierre, si nous vivons dix ans, nous verrons de grandes choses dans la Compagnie; si vous vivez, vous les

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