Ibid., I
dme avait son activite dans la priere. II priait pour le Pape, pour le roi d'Espagne, tous les jours; les ceuvres de ses enfants en Italic, en Allemagne, en France, en Espagne, en Portugal, et dans les missions lointaines, etaient minutieusement 6numerees devant Dieu, avec les plus ardents desirs et les plus instantes supplications, afin d'obtenir d'en haut le secours efficace. Dans son cceur reconnaissant, le souvenir de ses bienfaiteurs garda toujours une vivacite extreme; ce sentiment profond affleure dans ses lettres, avec une sincerite touchante; combien plus il affleurait dans sa priere. Dans ses Constitutions et sa correspondance, il a inculque avec force aux siens, le devoir de la gratitude. Nul ne le remplit mieux que lui, par de ferventes oraisons. II demandait aussi pour lui-meme, avec Thumilite et Tardeur propres aux saints, pardon de ses fautes, gr&ce de connaitre, d'aimer et d'imiter le Christ, victoire sur la nature et desir toujours nouveau de procurer a Dieu une gloire toujours plus grande.
Les difficultes graves, les coups imprevus qui deconcertent le conlmun des hommes et qui les precipitent en des calculs habiles et des efforts vigoureux ou ils rassemblent toutes leurs ressources, etaient pour lui 1'occasion supreme de se tourner vers Dieu 1 . En Dieu uniquement, il cherchait sa lumiere et sa force. II 1'y trouvait tres vite. Sa confiance en la Providence etait absolue. II avait, de cette verite si importante de notre foi, une connaissance veritablement experimentale.
Ce qu'il fit, tandis qu'il redigeait les Constitutions, est un exemple frappant de sa maniere de traiter, avec Dieu, de ses interets personnels. La Providence a permis qu'un petit cahier de 27 feuillets, ecrits de la main meme d'Ignace vint jusqu'a nous. II y a note brievement, pendant 40 jours, les impressions divines observees dans son ame, sur la question de savoir quelle pauvrete convenait a son Ordre 2 .
II dit souvent la messe de la Vierge, plus souvent celle de