‹ Saint Ignace de Loyola [microform]Chapitre 336 sur 396 · Ibid., I · texte numérisé non relu

Ibid., I

a une moniale barcelonaise, Therese Rejadell (15 mars 1542), il exposait sa theorie generate de la communion frequente et meme quotidienne. Avant de quitter ce monde, il va laisser a ses enfants son testament eucharistique.

L'opuscule redige a Naples par Salmeron, a la fin de juin 1554, est revu a Rome par le P. Christophe de Madrid, ancien theologien du cardinal de Cupis, et recemment entre dans la Compagnie. Un ami de Naples, Jerome Vignes, s'offre a faire les frais d'impression de 1'ouvrage. Dans les entours d'Ignace, plusieurs pensent qu'il vaudrait mieux multiplier de simples copies manuscrites; le secret de ses directions serait mieux garde 1 . Finalement, Tidee contraire prevaut. Le manuscrit est pret des la mi-septembre 2 1555; le 29, 1'impression est decidee et on s'occupe de polir le style du petit livre 3 ; le 3 novembre, plusieurs fois annonce, le manuscrit est enfin envoye a Vignes 4 . Aux premiers jours de fevrier 1556, Vignes mande a Polanco les premiers exemplaires sortis des presses. Polanco remercie et commence a distribuer le Libellus si vivement desire 5 . L'opuscule est anonyme et doit rester entre les mains des seuls jesuites. A la mi-juillet 1556, il ne reste a la maison generalice qu'un ou deux exemplaires de 1'edition napolitaine 6 . L'edition est d'ailleurs fautive 7 . Dans le courant de juin, on a revu le texte pour corriger les fautes d'impression et retoucher le style; on va reimprimer, avec la presse que Ton a fait venir de Venise pour 1'installer a la maison professe

Quand 1'opuscule parut, Ignace de Loyola etait mort depuis plusieurs mois. Mais le texte en avait ete arrete, de son vivant, avec ses conseils, sous ses yeux. Les principes du Libellus ne sont pas ceux du P. Christophe de Madrid seulement; ce sont

Page 1