‹ Saint Ignace de Loyola [microform]Chapitre 36 sur 396 · Gonzales de Camara, n · texte numérisé non relu

Gonzales de Camara, n

la jambe fixee dans un appareil, et dans I'impossibilit6 dc se mouvoir, passa de longs jours dans sa chambre; rien ne lui coutait, dans la pensee que, gueri, 11 pourrait chausser les jolies bottes collantes qui etaient .a la mode alors.

Une fois en convalescence, il ne tarda guere a se demander comment employer les longues heures du jour; et il fit entendre autour de lui qu'il aurait plaisir a lire des livres de chevalerie. II avait pris gout a ces lectures durant ses loisirs de page chez le due de Najera et chez Velazquez le tresorier de Castille. Lui-meme * confesse qu'il etait tres adonn6 a ce genre de litterature. Mais il ne se trouva, dans le chateau, aucuri de ces volumes aimes de lui, tels que VAmadis des Gaules. Imprimee a Seville en 1496, la traduction castillane d'Amadis etait, dans la jeunesse d'lnigo, une sorte de nouveaute, dont il avait fait ses delices. Avant la venue de Madeleine de Araoz, le manoir de Loyola, a en juger par les testaments, ne comptait pas un livre, Et c'est elle fort probablement qui y apporta la Vie de Jtsus-Christ de Ludolphe et un volume de la Vie des Saints qu'on offrit en 1521 a Inigo, pour occuper ses loisirs de malade \

L'ouvrage du chartreux saxon avait etc traduit par Fray Ambrosio Montesinos 3 et imprime a Alcala en 1502; une tra duction espagnole 4 de Jacques de Voragine, et communement appelee Flos Sanctorum, circulait dans la Peninsule des 1480. Inigo lut ces volumes a defaut d'autres; et lui-meme nous a decrit 1'effet singulier que ces lectures produisirent en son &me.

Celles-ci etaient breves, mais suivies de longues reflexions. La vie de Notre-Seigneur, celles des Saints, 1'attiraient par

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