‹ Saint IrénéeChapitre 103 sur 181 · DU CHRIST · texte numérisé non relu

DU CHRIST

Fils de Dieu n'a pas alors commencé d'être puisqu'il était toujours au sein du Père. Lorsqu'il s'est incarné et s'est fait homme, il a résumé et restauré en lui l'humanité, il nous a donné le salut..., afin que nous recouvrions dans le Christ Jésus ce que nous avions perdu en Adam, à savoir d'être à l'image et à la ressemblance de Dieu. Car il n'était pas possible que l'homme qui avait été une fois vaincu..., fût créé à nouveau... ; il n'était pas possible, d'autre part, qu'il obtînt le salut, puisqu'il était tombé sous (la domination) du péché. Cette œuvre double a été accomplie (pour lui) par le Fils, qui est le Verbe de Dieu, qui est descendu du Père et qui s'est incarné et qui, s'abaissant jusqu'à mourir, a consommé l'œuvre de notre salut...

Or, quel est Celui qui a communiqué avec nous ? Est-ce le Christ qu'ils imaginent, voisin du Terme..., et auteur de leur Mère ? N'est-ce pas l'enfant de la Vierge, Emmanuel, qui s'est nourri de beurre et de miel et duquel le Prophète a dit [Jérémie xvn, 9] : « C'est un homme ; qui pourtant le connaîtra .?» C'est de lui que Paul a dit [I Cor, xv, 3] ^ «/^ vous aicommuniqué d'abord que le Christ est mort pour nos péchés selon les Ecritures,,, » Il est clair que Paul ne connaît pas d'autre Christ que celui-là seul qui a souffert, qui a été enseveli, qui a ressuscité comme il était né, qu'il appelle un homme...

Il a donné la raison de l'incarnation en disant [I Cor, XV, 21] : « Comme c'est un homme qui a introduit la mort y c^ est un homme qui a introduit la

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