‹ Saint IrénéeChapitre 138 sur 181 · LE SACRIFICE EUCHARISTIQUE · texte numérisé non relu

LE SACRIFICE EUCHARISTIQUE

parce qu'en écrivant ses paroles il les donnait aux hommes pour leur salut...

Ainsi donc, Toblation de TEglise qui est offerte dans tout l'univers..., est regardée par Dieu comme un sacrifice pur, et agréée par lui: non qu il ait besoin de notre sacrifice ; c'est celui qui l'offre qui est glorifié dans son présent, s'il est accepté. Un présent fait à un roi montre qu'on l'honore et qu'on l'aime : (cela ne suffit pas à Dieu) : il veut encore que le sacrifice soit offert en toute simplicité et innocence ; il nous l'a enseigné en disant : « Si tu présentes ton offrande à l'autel et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toiy laisse là ton offrande devant V autel et va d^ abord te réconcilier avec ton frère : et alors tu viendras présenter ton offrande^:» [m, V, 23-24]. L'offrande doit être les prémices de la création, selon Ce qu'a dit Moïse... L'offrande en elle-même n'est pas rejetée; on fait des offrandes ici et là ; on fait des sacrifices dans l'Eglise, comme on en faisait dans le peuple (juif). L'espèce seule du sacrifice est changée : il n'est plus offert par des esclaves, mais par des enfants. Car c'est toujours un seul et même Dieu qui le reçoit... Il faut * que nous fassions notre offrande à Dieu ; il

1. Un peu plus bas, [§ 9, 1035-1026], Irénée revient sur la même idée, et réunit de nouveaux textes pour montrer que non sacrificia sanctificant kominem..., sed... conscientia.y. pura.

2. Voici le texte, IV, 18, 4-5, 1026-1039. Quoniam igitur cum simplicitate Ecclesia offert, juste munus eius purum sacrifîcium apudDeum députa tum est. Quemadmodum et Paulus Philippensibus [TVf 18] ait : Repletussum, acceptis ab Epaphrodito quœ a voois missa sunty odorem suavitatisy hostiatn acceptabileniy placentetn Deo.

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