ET LA CRAINTE DE DIEU 2I
pas orgueilleux, ni blâmer les anciens, mais craindre pour nous...
Il est fou de vouloir appuyer sur leurs erreurs de conduite Texistence du second Dieu cher aux Gnostiques; il ne Test pas moins d'exagérer la miséricorde de Dieu et de taire son jugement.
Le Nouveau Testament a accru la foi des hommes en Dieu, en y ajoutant le Fils de Dieu, afin que l'homme participât à Dieu; de même, il a accru le soin qu'on doit apporter à (bien) vivre, puisqu'il nous a commandé de nous abstenir, non seulement des mauvaises actions, mais encore des (mauvaises) pensées, et des paroles oiseuses, et des discours vides, et des bouffonneries; de même il a accru le châtiment de ceux qui ne croient pas au Verbe de Dieu et méprisent sa venue... : de temporel il est devenu éternel. C'est à eux que le Seigneur a dit (Mat. xxv, 41) '.^Eloignez-vous de moi, maudits; allez au feu éternel, . . »
4. Dieu et le mal. Les Marcionites (1063) accusaient Dieu d'être Fauteur du mal, car il avait aveuglé le pharaon et ses ministres, et il avait ordonné aux Hébreux de dépouiller les Egyptiens. Irénée riposte : l'histoire du pharaon est un symbole.
Le Seigneur parle par paraboles, « parce que aux disciples il a été donné de connaître les mystères du royaume des deux, mais à eux il ne leur a pas été donné, » [Mat. xiii, ii]. Il n'y a qu'un seul et même