‹ Saint IrénéeChapitre 148 sur 181 · LE LIBRE ARBITRE · texte numérisé non relu

LE LIBRE ARBITRE

richesse que nous avons acquise dans l'injustice, lorsque nous étions païens, si nous l'employons dans l'intérêt du Seigneur. Tout cela est symbolique.

L'Homme ^

La fin du quatrième livre traite la question de la liberté. L'homme n'est pas bon ou mauvais par nature, enseigne Irénée : car il a pouvoir de choisir. Les bons sont récompensés, les méchants sont punis.

Lorsque le Seigneur a dit [Matth. xxin, 37] : « Que de fois f al voulu rassembler tes enfants^ et tu n^a pas voulu ^ » il a clairement attesté Tantique loi de la liberté humaine. Dès le commencement, Dieu a fait l'homme libre, ayant sa liberté comme son âme, pouvant volontairement user des avis de Dieu, mais n'étant pas contraint par lui... Il a placé un pouvoir d'élection dans Thomme comme dans les Anges — car les Anges aussi sont raisonnables — : ceux qui ont obéi... possèdent justement le bien... ; ceux qui n'ont pas obéi... recevront le châtiment qu'ils méritent. Car Dieu leur a donné le bien, mais ils ne l'ont pas soigneusement gardé, ils n'ont pas cru qu'il eût de la valeur...

. Si c'était leur nature qui faisait les uns bons, les

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