LA PRÉSENCE REELLE
un homme, il a donc cessé d'être ce qu'il était vraiment, c'est-à-dire l'Esprit de Dieu, puisque l'Esprit est invisible ; et (en même temps), la vérité n'était pas en lui puisqu'il paraissait être ce qu'il n'était pas... Il est vain de prétendre que Dieu est venu chez autrui, qu'il a désiré le bien d'autrui, qu'il a voulu révéler à l'homme, créature de Dieu, un autre Dieu qui ne l'aurait pas fait ni créé... Sa venue (parmi nous) n'est pas juste, s'il est venu... chez autrui ; il ne nous a pas vraiment rachetés de son sang, s'il n'a pas été véritablement homme, il n'a pas restauré sa créature... faite... à l'image et à la ressemblance de Dieu... Il est absolument vain de mépriser toute la création divine, de nier le salut de la chair et sa résurrection, de soutenir qu'elle n'est pas capable de recevoir l'incorruptibilité. Si la chair n'est pas sauvée, c'est donc que le Seigneur ne nous a pas rachetés de son sang, que le calice de l'Eucharistie n'est pas la communion de son sang, et que le pain que nous brisons n'est pas la communion de son corps I Un sang (véritable) ne peut venir que d'une chair (véritable),... d'une (véritable) substance humaine en laquelle s'est (vraiment) chargé le Verbe de Dieu... Parce que nous sommes les membres de son corps et qu'il nous nourrit par la création,... il a déclaré que le calice (tiré) de la création était son sang, qui alimente notre sang, et que le pain (tiré) de la création était son corps, qui alimente notre corps. Quand le calice... et le pain... reçoivent le Verbe de Dieu et que l'Eucharistie devient le corps