‹ Saint IrénéeChapitre 155 sur 181 · PROUVE LA RESURRECTION · texte numérisé non relu

PROUVE LA RESURRECTION

et le sang du Christ, qui nourrit et conserve la substance de notre chair, comment peut-on soutenir que la chair qui est nourrie par le corps et le sang du Christ, et qui est son membre, n'est pas susceptible de la grâce de Dieu qui est la vie éternelle?... De même que le bois de la vigne, déposé en terre, porte des fruits en son temps et que le grain de froment qui tombe sur la terre et meurt, se multiplie et croît par l'Esprit de Dieu qui embrasse tout, et qu'ils servent ensuite par la sagesse de Dieu à l'usage de l'homme, et qiie, par le Verbe de Dieu qui s'y ajoute, ils deviennent l'Eucharistie, c'est-à-dire le corps et le sang de Jésus-Christ ; de même, nos corps qui sont nourris par eux, mis en terre et dissous par la corruption, ressusciteront en leur temps, car le Verbe de Dieu les fera ressusciter pour la gloire de Dieu le Père... Non que de nous-mêmes nous ayons la vie...; c'est de sa grandeur, et non de notre propre nature, que dérive notre salut éternel...

S'il ne vivifie pas ce qui est mortel, s'il ne rend pas l'incorruptibilité à ce qui est corruptible, Dieu n'a donc pas la puissance *. Or, qu'il ait une puissance absolue, c'est ce que nous montrent les débuts de l'humanité, quand, prenant du limon de la terre. Dieu a formé l'homme. Il est beaucoup plus difficile... de faire l'homme vivant et raisonnable quand (rien)

I. Irénée revient sur la même idée un peu plus bas, V, 4, 11 33, en réfutant ceux pour qui l'âme et l'esprit sont seuls immortels. Si le Démiurge ne donne pas au corps l'incorruptibilité parce qu'il ne le veut pas, il n'est pas bon ; — parce qu'il ne le peut pas, il n'est pas puissant. .

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