L INCARNATION
système ; le symbole ecclésiastique est le point de départ de sa spéculation.
Dieu s*est fait homme afin que Phomme se fasse dieu. < Le Verbe de Dieu, Jésus-Christ Notre- Seigneur, poussé par Timmense amour qu'il nous portait, s'est fait ce que nous sommes, afin de nous faire (devenir) ce qu'il est lui-même. > Voilà le cœur de la foi chrétienne, et voilà le centre de la doctrine d'Irénée.
Jésus est d'abord, comme le veulent les Gnostiques, le Docteur céleste qui révèle enfin toute la splendeur de la vérité, imparfaitement coimue jusque là. — Jésus est encore, comme le veut saint Paul, le Rédempteur qui nous a rachetés de son sang et nous a, par sa mort, réconciliés avec le Père ; c'est le second Adam qui rend à l'humanité ce que lui a fait perdre le premier homme, je veux dire la ressemblance avec Dieu et l'immortalité : la désobéissance commise sur l'arbre du Paradis a été détruite par l'obéissance sur l'arbre de la Croix. Le Christ a payé notre rançon, il a détruit l'empire du péché ; il a répandu l'Esprit du Père afin de réunir et de faire communier Dieu et l'homme. — Car Jésus, enfin, est le déificateur qui nous fait participer à la vie du Père céleste : la déification est la raison dernière de llncamation.
Il y a donc en Jésus-Christ deux natures et une personne. Jésus est homme ; il devait être homme, puisque c'est l'homme qu'il fallait sauver et qui devait expier. Jésus est né d'une femme ; Tobéissance