LE VERBE, CREATEUR
(Ce n'est pas tout...) : il a guéri par son obéissance sur le bois la désobéissance qui avait été commise sur le bois. Or, son obéissance n'aurait pas expié la désobéissance qui avait ofïensé notre Créateur s'il avait annoncé un autre Père. Comme nous n'avons pas écouté Dieu ni cru à sa parole (avec Adam), de même le Christ lui a rendu notre obéissance et notre confiance en sa parole. C'est manifestement le même Dieu que nous avons ofïensé dans le premier Adam, en n'observant pas son commandement, et avec qui nous avons été réconciliés dans le second Adam, en lui obéissant (cette fois) jusqu'à la mort. Ce n'est pas de je ne sais quel autre que nous étions débiteurs, mais de celui dont nous avions enfreint l'ordre au commencement.
Et celui-là, c'est le Créateur. Selon son amour, c'est le Père ; selon sa puissance, c'est le Seigneur ; selon sa sagesse, c'est notre Auteur... Nous avons violé son ordre, nous sommes devenus ses ennemis ; c'est pourquoi, à la fin des temps, le Seigneur nous a rendu son amitié par son incarnation * : il s'est fait le médiateur de Dieu et des hommes (I, Tim, n, 5), il nous a rendu la faveur du Père contre lequel nous avions péché... Mais lui, qui est-il? Un Père qui.
I. Irénée revient encore, un peu plus bas, sur le rôle rédempteur du Christ, le second Adam, V, 21-23, 117^-1184. Les paroles de la Genèse, III, 15. €.Je placerai une inimitié entre toi et la /<p»imf...»prophétisaientrenfant de la Vierge. L'Ennemi n'aurait pas été justement vaincu, si son vainqueur n'avait été un homme, enfant d'une femme ; car c'est par une femme que l'Ennemi, au commencement, avait établi sa domination sur 1 homme. Et c'est pourquoi Jésus déclare être Fils de l'Homme. Comme c'est par