‹ Saint IrénéeChapitre 29 sur 181 · DU TERME · texte numérisé non relu

DU TERME

(marc. X. 3i) \^ Prends ta croix et suis moi, y^ {Le Sauveur a indiqué) l'opération séparative (du Terme) lorsqu'il a dit(MT. x.34):«/^ ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive » ; et Jean, disent-ils, lar évélée tout de .même quand il dit: ^Lc van est dans sa main y il ramassera le froment dans son grenier, mais il brûlera la paille dUm feu inext inguible:!^. Et y o'ilk et qui indique l'énergie du Terme. Dans leur interprétation, le van, c'est la croix qui détruit tout ce qui est matériel, comme le feu brûle la paille, et qui nettoie ceux qui sont sauvés, comme le van nettoie le grain. L'Apôtre Paul, disent-ils, pensait aussi à cette croix, lorsqu'il disait(i. cor. i. i8) : ^le verbe de la croix, pour ceux qui meurent, est folie, pour ceux qui sont sauvés, c^est la force de Dieu, » et lorsqu'il disait encore (gal. vi. 14) : « puissé-je ne me glorifier de rien si ce n'est de la croix du Christ, par laquelle le monde m'est crucifié , par laquelle je suis crucifié au monde. »

Voilà ce qu'ils disent du Plérôme... : ils violentent le sens des belles et sages paroles (de Dieu) pour les adapter à leurs imaginations mauvaises *. (Et ce n'est pas seulement les écrits des Evangiles et des Apôtres qu'ils exploitent ; ils usent aussi de la Loi et des Prophètes dont les allégories et les paraboles

I. Cf. encore le chapitre viii du livre I [530-537]. Irénée y donne les preuves scripturaires de la théorie des mondes extérieurs au Plérôme, que nous avons résumée — comme il donne dans les pages qu^on vient de lire les preuves scripturaires de la théorie du Plérôme que nous avons entièrement traduite.

Cf. aussi, même livre, chapitres xviii, xix, xx. 641-657 : exposé de la théologie scripturaire des Marcosiens.

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