‹ Saint IrénéeChapitre 46 sur 181 · LA SAGESSE · texte numérisé non relu

LA SAGESSE

son Fils le Second Homme, du Christ, leur enfant et de la Femme.

La Vertu jaillissante qui s'est échappée de la Femme, toute imprégnée encore de la Lumière, est tombée... : ils Tappellentla Gauche, ou l'Extrémité, ou la Sagesse ou le Mâle-Femelle, Elle est descendue dans les eaux qui étaient immobiles ; elle les a troublées ainsi, émouvant jusqu'aux abîmes d'où elle a tiré un corps. L'humidité de sa lumière* attire tout, en effet, retient tout, arrête tout; sans cette humidité, peut-être la Sagesse eût-elle été toute absorbée et engloutie par la matière. Enchaînée par le corps matériel, très alourdie, elle revint un jour à résipiscence, tâcha de fuir les eaux, de remonter à la Mère : la pesanteur du corps qui l'enveloppe l'en empêcha. Etant très malade, elle s'ingéjiia pour cacher ce qu'elle gardait de lumière supérieure, par crainte que cette lumière ne fût blessée comme elle-même par les éléments inférieurs. Alors l'humidité de la lumière qui était en elle lui rendit de la force ; elle bondit et remonta dans les espaces supérieurs ; parvenue en haut, elle se dilata, elle se découvrit de son corps dont elle fit le ciel qui nous apparaît; et elle demeura sous ce ciel, ayant encore la forme d'un corps hydrique. Désirant la Lumière supérieure, elle prit de la force partout, déposa son corps et en fut délivrée. Ce corps qu'elle a dépouillé, c'est ce qu'ils nomment la Femme de la Femme,

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